Article « Il est temps de décrocher! » :: L’Actualité

En juillet 2018, Catherine Dubé a publié un long article sur l’usage des technologies. Elle y rapporte les propos de Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue. Pour lire l’article, consulter le lien suivant : Il est temps de décrocher!

Si vous éprouvez le besoin de consulter, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un(e) professionnel(le) en contactant la Clinique Laval au 450-490-9119 ou au info@cliniquelaval.com.

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Formation en ligne sur la cyberdépendance

Cyberdépendance : Comprendre, évaluer et intervenir auprès des personnes cyberdépendantes

Vous voulez en savoir plus sur la cyberdépendance ? Une formation en ligne de Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue spécialisée en cyberdépendance, est désormais disponible sur le site de l’Institut de formation en thérapie comportementale & cognitive (IFTCC). L’activité de formation est reconnue par l’Ordre des psychologues du Québec (OPQ) et par l’Ordre des travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (OTSTCFQ) et s’adresse aux professionnels (psychologues, psychothérapeutes et intervenants en santé mentale).

  • Activité de formation reconnue par l’Ordre des psychologues du Québec (OPQ)  et par l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (OTSTCFQ) pour les professionnels (psychologues, psychothérapeutes et intervenants en santé mentale); 6 heures.
  • Pour s’inscrire : Cliquez ici pour vous inscrire à la formation en ligne

Docu-réalité :: Un Vrai Selfie

Le 19 septembre 2018 débutait la série docu-réalité « Un vrai selfie » avec Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D, psychologue et directrice de la Clinique Laval. La série présente huit jeunes canadiens qui vivent avec des difficultés psychologiques variées. Il sera possible de les suivre dans leur évolution tout au long de la série. Pendant 10 semaines, ces jeunes ont accepté de se confier à la caméra dans leur quotidien et de participer à unepsychothérapie de groupe guidée par Dre Sergerie. La série vise à démystifier les enjeux liés à la santé mentale. « Un vrai selfie » est une adaptation canadienne de la série norvégienne True selfie.

Les épisodes sont présentés les mercredis, à 20h30 sur les ondes de UnisTV et sur le web. Pour plus d’informations ou voir les épisodes, visitez unis.ca/un-vrai-selfie

Si vous éprouvez le besoin de consulter, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un(e)  professionnel(le)s en contactant la Clinique Laval au 450-490-9119 ou au info@cliniquelaval.com.

Colloque sur la cyberdépendance :: Saguenay

Le 23 novembre 2017, Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue spécialisée en cyberdépendance a prononcé une conférence sur l’utilisation des technologies chez les jeunes dans le cadre du 26ème événement annuel régional du Centre de prévention du suicide 02 (Saguenay Lac-St-Jean). Son passage a été souligné dans les médias de la région. Pour en savoir davantage :

Pour ou contre la publication de photos de nos enfants sur les médias sociaux ? :: Magazine Véro, Automne 2017

Par Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue spécialisée en cyberdépendance et nouvelles technologies

Dans l’édition Automne 2017 du Magazine Véro (page 131), j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Florence Dujoux à propos de la publication des photos d’enfants par les parents sur les médias sociaux.

Il peut sembler anodin de publier une photo de son enfant sur Facebook ou Instagram. Les parents qui publient habituellement des photos de leurs enfants le font habituellement de façon bienveillante et souhaite partager de beaux et précieux moments. Il est cependant important de garder en tête que le droit à l’image est considéré comme un droit fondamental qui est protégé par la charte des droits et libertés. Avant de publier une image ou une vidéo, il est donc essentiel de se questionner sur ces enjeux et sur les impacts futurs que ces publications pourraient avoir sur l’enfant une fois qu’il sera adulte. Il est également important de sensibiliser les jeunes à l’impact de leurs propres publications. Ont-ils obtenu le consentement des personnes concernées par la photo ou la vidéo ? Si cette publication était reprise par une autre personne, est-ce qu’elle pourrait être préjudiciable dans le futur ? Alors avant de publier, pensez-y bien !

 

Et si on se déconnectait ?

Le 4 août 2017, les propos de Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue spécialisée en cyberdépendance ont été rapportés par John-Sébastien Naïs dans l’article Et si on se déconnectait ?, article paru dans Voir.ca. L’article traite de la déconnexion volontaire à la technologie afin de se ressourcer. Pourquoi ne pas vous mettre au défi et ne pas essayer de vous déconnecter durant les vacances ou le week-end ?

Si vous éprouvez des difficultés avec votre utilisation des technologies, n’hésitez pas à consulter un professionnel.

Entrevue sur la dépendance aux technologies :: Dutrizac 98,5 fm

Lundi, le 24 avril 2017, Dre Marie-Anne Sergerie, psychologue spécialisée en cyberdépendance s’est entretenue avec Benoit Dutrizac sur la dépendance aux technologies. Pour écouter l’entrevue, cliquez ici!

Pornographie : comprendre, évaluer et intervenir lorsque l’usage devient un problème

Par Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue spécialisée en cyberdépendance

Internet est omniprésent et la pornographie est désormais extrêmement facile d’accès. Certaines personnes éprouvent toutefois des difficultés à gérer leur usage, ce qui amène plusieurs conséquences dans leur fonctionnement au quotidien. L’usage problématique de la pornographie étant un phénomène récent, les psychologues, les sexologues et les différents intervenants en santé mentale ne sont pas toujours outillés pour intervenir efficacement sur cette problématique. Comment comprendre, évaluer et traiter cette problématique? Un article scientifique rédigé par Dre Marie-Anne Sergerie, Ph. D. et Simon Corneau, professeur au département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal vient d’être publié. L’article a pour objectif de dresser l’état des connaissances actuelles sur l’usage problématique de la pornographie, sur les méthodes d’évaluation documentées et les traitements et approches cliniques d’intervention possibles afin de guider les professionnels à mieux intervenir auprès d’une clientèle aux prises avec cette problématique.

Pour lire l’article : Sergerie, M.-A. et Corneau, S. (2017). Usage problématique de la pornographie : conceptualisation, évaluation et traitement. Revue Québécoise de Psychologie, 38(1), 259-282.

Sextage : Avez-vous donné votre consentement ?

Par Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue spécialisée en cyberdépendance et nouvelles technologies

Dans sa chronique intitulée Bonjour, voici mon pénis de l’édition du 29 janvier 2017 de la Presse+, Patrick Lagacé s’est intéressé au phénomène des « phallophotos » (ou « dick pics« ) qui consiste à envoyer des photos de ses organes génitaux à une autre personne via les nouvelles technologies. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec lui sur le sujet.

Comment comprendre ce phénomène ?

Le premier élément à considérer est la notion de consentement sexuel. Le consentement sexuel, c’est l’accord volontaire donné par une personne à son ou sa partenaire au moment de participer à une activité sexuelle. Pour avoir une explication concrète et simple de la notion de consentement sexuel, prenez quelques instants pour visionner la vidéo Le consentement, pas si compliqué finalement, la version française de la vidéo « Consent  It’s simple as tea » narrée par Bernard Derome.

Si les deux personnes sont consentantes, il s’agit plutôt de « cybersexe » ou de « sextage » (en anglais, « sexting« ). Le cybersexe réfère à avoir des activités sexuelles en ligne, souvent accompagnées de comportements masturbatoires. Le sextage consiste à échanger du matériel sexuellement explicite (photo, vidéo, texto, courriel, etc.) par l’entremise des nouvelles technologies (cellulaire, texto, courriel, réseaux sociaux, etc.) avec une autre personne. La pratique est de plus en plus répandue, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes. Le contenu des sextos peut varier, allant de messages écrits pour signifier son attirance envers une autre personne à du matériel sexuellement explicite (photos ou vidéos avec nudité partielle ou complète).

Plusieurs facteurs peuvent motiver un individu à échanger des sextos. Pour certains, il s’agit d’une façon de maintenir et de conserver une relation excitante ou d’initier une relation sexuelle, tandis que pour d’autres, il s’agit plutôt d’une façon d’attirer un(e) partenaire sexuel.

Le sextage serait aussi une pratique courante auprès des partenaires sexuels non engagés dans une relation amoureuse. Dans ces situations, certains traits de personnalité, comme la recherche constante de nouvelles sensations et d’expériences excitantes ainsi que l’impulsivité, favoriseraient la pratique du sextage.

Les motivations de l’individu à envoyer une photo de ses organes génitaux et la notion de consentement sexuel permettent d’avoir des indices pour mieux comprendre le comportement. Dans certains cas, si la personne qui reçoit le message n’a pas consenti au préalable, il pourrait s’agir de stratégies de séduction inadéquates (par exemple, si une photo explicite est envoyée dans l’intention de manifester son attirance à l’autre sans avoir validé l’attirance et l’intérêt de l’autre au préalable).

Dans le cas où le consentement n’est pas obtenu au préalable et que la personne qui reçoit le message le perçoit comme étant inadéquat, il pourrait plutôt s’agir d’exhibitionnisme, un trouble répertorié sous les paraphilies. L’exhibitionnisme se définit par « une excitation sexuelle intense et récurrente provoquée par le fait d’exhiber ses organes génitaux devant une personne prise au dépourvu, se manifestant sous la forme de fantasmes, de pulsions ou de comportements. L’individu a mis en actes ses pulsions sexuelles avec une personne non-consentante » (DSM-5).

La personne présentant un trouble exhibitionnisme ressent donc une envie irrésistible et incontrôlable d’exhiber ses organes génitaux. Ces impulsions sont souvent déclenchées par différents facteurs comme l’ennui, le stress, la tristesse, la déprime, les conflits interpersonnels ou encore la vue d’une personne perçue comme étant attirante. Par conditionnement, l’exhibitionniste tend plutôt à reproduire un comportement où il a déjà éprouvé du plaisir et ressenti de l’excitation sexuelle en exposant ses organes génitaux.

En somme, avant d’envoyer une photo ou une vidéo de soi à caractère sexuel à une autre personne, il est impératif de s’assurer, de façon claire, que cette dernière est bel et bien consentante. Il est également important de réfléchir aux conséquences du dévoilement de soi en ligne, à la fois pour les autres et pour soi. Comment la personne qui reçoit ce message risque-t-elle de se sentir réellement ? Quels seront les impacts sur cette relation ? Est-ce que le contenu pourrait être diffusé à d’autres personnes sans mon consentement ? Les personnes d’âge mineur sont particulièrement vulnérables à ces situations. Lorsque le contenu est partagé, il n’est plus possible de revenir en arrière. D’où l’importance de réfléchir avant d’agir!


Sources.

American Psychiatric Association [APA]. (2013) Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 5è éd (DSM-5). Paris : Masson.

Champion, A. R. & Pedersen, C. L. (2015). Investigating differences between sexters and non-sexters on attitudes, subjectives norms, and risky sexual behaviours. The Canadian Journal of Human Sexuality, 24(3), 205-214.

Dir, A. L. & Cyder, M. A. (2015). Risks, risk factors, and outcomes associated with phone and Internet sexting among university students in the United States. Archives of Sexual Behavior, 44, 1675-1684.

Swindell, S., Stroebel, O’Keefe, S., et al., (2011). Correlates of exhibitions-like experiences in childhook and adolescence : A model for development of exhibitionism in heterosexual males. Sexual Addiction & Compulsivity, 18, 135-156.

Le consentement sexuel. Éducaloi.