Cellulaire au volant

Le 18 février 2017, le Journal de Montréal a publié un dossier sur l’utilisation du cellulaire au volant. J’ai eu l’occasion de m’entretenir sur le sujet avec Valérie Gonthier. Pour lire l’article, cliquez ici!

Si vous éprouvez de la difficulté à gérer l’usage de votre cellulaire, un(e) psychologue peut vous aider. Pour plus de renseignements ou prendre rendez-vous, contactez la Clinique Laval au 450-490-9119 ou info@cliniquelaval.com.

Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue

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10 ans de l’iPhone

Il y a 10 ans, Steve Jobs annonçait la sortie d’un appareil qui allait bouleverser nos façons de communiquer et de se divertir : le iPhone. Pour l’occasion, Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue, s’est entretenue avec Janic Tremblay pour l’émission Désautels le dimanche à la Première-Chaîne de Radio-Canada. Cliquez ici pour lire le résumé et écouter le reportage.

TV Laval Nouvelles :: Les cyberrelations

Lors de son dernier passage à l’émission TV Nouvelles Laval, Dre Marie-Anne Sergerie, Ph. D., psychologue, a eu l’occasion de parler avec Valérie Gendron des relations virtuelles, aussi appelées les cyberrelations. Comment peut-on s’attacher à quelqu’un dans le cyberespace? Quels sont les dangers et les conséquences des relations virtuelles? Pour en savoir davantage,  cliquez ici pour visionner la chronique!

Si vous éprouvez des difficultés dans vos relations en ligne ou encore dans vos relations en général, un professionnel peut vous aider. N’hésitez pas à contacter la Clinique Laval au 450-490-9119 ou au info@cliniquelaval.com.

TV Laval Nouvelles :: Jeux vidéo

Le 13 novembre dernier, Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue, était à nouveau de passage à l’émission TV Laval Nouvelles. L’entrevue menée Valérie Gendron portait sur l’usage problématique des jeux vidéo.

Cliquez ici pour visionner l’entrevue!

Si vous pensez avoir des difficultés avec votre utilisation des jeux vidéo, un psychologue peut vous aider. Pour plus de renseignements ou prendre rendez-vous, contactez la Clinique Laval au 450-490-9119 ou info@cliniquelaval.com.

Êtes-vous cyberdépendant ?

Par Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue spécialisée en cyberdépendance

Une nouvelle page vient d’être ajoutée au site Cyberdependance.ca : Êtes-vous cyberdépendant ? Elle contient une version française du Internet Addiction Test (IAT), de Kimberly Young, validée par Khazaal, Billieux, Thorens et leurs collaborateurs (2008). Le IAT comprend 20 items et se répond à l’aide d’une échelle de type Likert en 6 points (0 = Ne s’applique pas; 1 = Rarement; 2 = Occasionnellement; 3 = Fréquemment; 4 = Souvent; 5 = Toujours). Après la passation du test, vous pouvez obtenir facilement une évaluation générale de votre score.

Si vous évaluez que votre utilisation des technologies est en train de devenir un problème, n’hésitez pas à entreprendre une démarche avec un(e) psychologue afin de vous aider à trouver des solutions à cette difficulté.

 

 

TV Laval Nouvelles :: Cyberdépendance et utilisation problématique des médias sociaux

En octobre dernier, Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue, a eu la chance d’accorder des entrevues à l’émission TV Laval Nouvelles. Les entrevues menées par Valérie Gendron portaient sur la cyberdépendance ainsi que sur l’utilisation des médias sociaux. D’autres entrevues sont à venir en novembre sur l’utilisation des jeux vidéo et les relations virtuelles.

Pour visionner les entrevues :

  • TV Laval Nouvelles, entrevue sur la cyberdépendance accordée à Valérie Gendron , 23 octobre 2016.
  • TV Laval Nouvelles, entrevue sur les médias sociaux accordée à Valérie Gendron, 30 octobre 2016.

Écrans : De nouvelles recommandations sur le temps d’utilisation

Par Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue spécialisée en cyberdépendance et nouvelles technologies

L’Académie américaine de pédiatrie (APP) vient de mettre à jour ses recommandations en ce qui concerne la durée d’utilisation des écrans. Il est important de noter que les recommandations concernent le temps d’utilisation des écrans pour le divertissement seulement, et non le temps d’écran pour les travaux et devoirs.

  • Moins de 18 mois : éviter l’utilisation des écrans, sauf pour le clavardage vidéo (ex. Skype), qui permet d’être en contact avec autrui par l’entremise de la technologie.
  • 18 à 24 mois : possible introduction graduelle aux écrans, mais exposition à du contenu de grande qualité (ex. à vocation éducative) avec la présence du parent pour aider l’enfant à comprendre ce qu’il regarde.
  • 2 à 5 ans : maximum 1 heure par jour devant les écrans et exposition à du contenu de grande qualité (ex. à vocation éducative) avec la présence du parent pour aider l’enfant à comprendre ce qu’il regarde et être en mesure d’appliquer leurs apprentissages.
  • 6 ans et plus : mise en place de limites claires et cohérentes face à la durée d’utilisation des écrans et au type de média utilisé. Elle suggère que l’utilisation ne doit pas interférer avec le sommeil, l’activité physique, les études et les autres comportements favorisant la santé.

Il est très pertinent et important que les parents accompagnent et guident leurs enfants dans l’utilisation des technologies. La littérature scientifique montre que les jeunes qui ont des règles à propos des activités en ligne sont moins susceptibles de s’engager dans des activités à risque (ex. publier des renseignements personnels, rechercher de la pornographie en ligne).

Le dialogue parent-enfant sur l’utilisation responsable des technologies permet aux jeunes de développer de saines habitudes de vie. L’APP rappelle également l’importance de certains conseils comme :

  • Éteindre les appareils électroniques lorsqu’ils ne sont pas utilisés;
  • Éviter d’utiliser les appareils électroniques pour calmer le jeune;
  • Guider le jeune dans le choix des applications et du contenu (ce qui implique que les parents testent les applications et vérifient le contenu au préalable);
  • Informer le jeune sur les façons de protéger ses informations personnelles et son identité (ex. choix de mots de passe sécuritaires, dévoilement de soi en ligne)
  • Suivre la règle des « pas » :
    • pas d’écran durant les repas
    • pas d’écran dans la chambre à coucher
    • pas d’écran durant les activités parent-enfant
    • pas d’écran au moins 1 heures avant l’heure du coucher.

Bien entendu, ces conseils ne sont pas toujours évidents à mettre en application! Les parents éprouvent aussi des difficultés à se mettre eux-mêmes des limites face à leur utilisation et à montrer l’exemple aux enfants. L’important est de rester le plus constant et cohérent possible!

Sources.

American Academy of Pediatrics (APP). 2016. American Academy of Pediatrics Announces New Recommendations for Children’s Media Use.

American Academy of Pediatrics (APP). 2016. Media and Young Minds : Council on communications and media.

Comment mesurer la dépendance à la pornographie en ligne ?

Par Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue spécialisée en cyberdépendance et nouvelles technologies

Une étude publiée en février 2015 présente une nouvelle version du Cyber Pornography Use Inventory (CPUI), inventaire composé au départ de 32 items. Les chercheurs ont procédé à la validation d’une version de 9 items (CPUI-9) regroupés sous trois facteurs : la perception de la compulsion (items 1 à 3), les efforts reliés à l’accès (items 4 à 6) et la détresse émotionnelle (items 7 à 9). L’inventaire permet de mesurer rapidement la dépendance à la pornographie en ligne perçue par le consommateur. L’inventaire peut se répondre sur une échelle de 1 à 7 (Pas du tout à Extrêmement) ou par Vrai ou Faux.


Inventaire de l’utilisation de cyberpornographie (Traduction libre)
(The Cyber Pornography Use Inventory-9; Grubbs et al., 2015)

1. Je crois que je suis accro à la pornographie sur Internet.
2. Même si je ne veux pas visionner de la pornographie en ligne, je me sens attiré(e) par elle.
3. Je suis incapable de cesser mon utilisation de pornographie en ligne.
4. Il m’arrive de planifier mon horaire afin d’être en mesure de me retrouver seul pour visionner de la pornographie en ligne.
5. J’ai refusé de sortir avec des amis ou d’assister à des activités sociales pour avoir l’occasion de visionner de la pornographie en ligne.
6. J’ai laissé de côté des priorités pour visionner de la pornographie en ligne.
7. Je me sens honteux(se) après avoir visionné de la pornographie en ligne.
8. Je me sens déprimé(e) après avoir visionné de la pornographie en ligne.
9. Je me sens mal après avoir visionné de la pornographie en ligne.

 


Sources. 

Grubbs, J. B., Sessoms, J., Wheeler, D. M., & Volk, F. (2010). The Cyber-Pornography Use Inventory: The development of a new assessment instrument. Sexual Addiction & Compulsivity, 17, 106-126.

Grubbs, J. B., Volk, F., Exline, J. J., & Pargament, K. I. (2015). Internet Pornography Use: Perceived Addiction, Psychological Distress, and the Validation of a Brief Measure. Journal of Sex & Marital Therapy, 41(1), 83-106.

Observer et prendre conscience de son utilisation des technologies

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Par Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue spécialisée en cyberdépendance et nouvelles technologies

Vous vous questionnez sur votre temps d’utilisation des technologies ? Vous êtes accro à votre téléphone intelligent ? Vous procrastinez lorsque vous utilisez votre ordinateur ? Si c’est le cas, il existe des applications ou programmes pour observer votre utilisation.

Moment est une application qui permet de suivre l’utilisation de son iPhone et de ceux de la famille. Pour chaque jour, l’application calcule le temps total d’utilisation du iPhone. Elle permet également de limiter son temps d’utilisation quotidien (comme un maximum de 90 minutes par jour) et d’émettre des rappels après un certain temps d’utilisation (par exemple, après 15 minutes d’utilisation consécutives). Il est possible de configurer des périodes sans écran pour toute la famille, comme à l’heure des repas ou durant la nuit. Ainsi, l’application émet un signal sonore lorsqu’un des membres de la famille utilise son téléphone durant cette période.

Checky est une application très simple pour de calculer le nombre de fois et pour identifier les endroits où vous avez consulté votre téléphone.

ManicTime enregistre automatiquement l’utilisation de votre ordinateur. Il offre des statistiques détaillées sur le temps d’utilisation de toutes les applications et programmes utilisés sur votre ordinateur. En un coup d’œil, il est très facile de voir sur quelles applications vous passez le plus de temps.

Le but d’utiliser ces applications est de prendre conscience de sa réelle utilisation, d’identifier les éléments qui pose un problème et d’amorcer une réflexion sur les changements à apporter pour réduire son usage et développer une utilisation responsable.

Bonne exploration!

Facebook : quels sont les types d’usagers ?

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Par Dre Marie-Anne Sergerie, Ph.D., psychologue spécialisée en cyberdépendance et nouvelles technologies

Les médias sociaux intègrent à la fois les technologies, les interactions sociales et la création de contenus. Les médias sociaux regroupent une grande variété de sites ou d’applications comme les réseaux sociaux (Facebook), les microblogues (Twitter) ou encore les sites de partage de photos ou de vidéos (Instagram, YouTube).

Facebook est sans conteste le site de réseautage social le plus populaire. En juin 2016, il comptait en moyenne plus de 1,13 milliard d’usagers actifs par jour. Avec cette immense popularité, de nombreux chercheurs dans le domaine de la psychologie et des sciences sociales se sont intéressés à Facebook afin de mieux comprendre le comportement de ses usagers.

De récentes données scientifiques révèlent deux types d’usagers de Facebook : les usagers passifs et les usagers actifs. Les usagers passifs consultent ou surveillent la vie des autres usagers en regardant leurs profils. Les usagers actifs sont ceux qui interagissent avec d’autres contacts sur Facebook. Leurs interactions peuvent être publiques (les communications s’effectuent dans un environnement public entre tous les contacts) ou encore privées (les communications s’effectuent dans un environnement privé, confidentiel et sécuritaire avec des contacts ciblés). Les interactions publiques permettent de communiquer avec un plus large réseau de contacts avec qui les liens sont plus faibles tandis que les interactions privées sont effectuées dans les cercles d’amis plus restreints où les liens sont plus solides et étroits.

De façon générale, les communications actives réduiraient le sentiment de solitude et favoriseraient le bien-être. Toutefois, il serait possible d’observer des effets néfastes aux communications actives dans un environnement en ligne public (par exemple, lors des mises à jour du statut). En effet, le ton et la fréquence des rétroactions (commentaires) à la suite d’une publication auraient un impact sur le bien-être et l’humeur, notamment chez les adolescents. Ainsi, l’absence de rétroaction pourrait être perçu comme un signe de rejet ou d’exclusion. La publication de nombreux commentaires négatifs serait également néfaste.

En ce qui concerne l’usage passif de Facebook (i.e. consulter le profil des autres), les données montrent que certaines personnes, notamment les femmes et les adolescents, seraient plus sujettes aux effets néfastes de l’utilisation passive de Facebook. Dans les interactions sur les réseaux sociaux, il est très facile de savoir ce que les autres font et d’avoir des informations sur eux. Selon la théorie de la comparaison sociale (Fertinger, 1954), les individus tendent à se comparer aux autres (par exemple, à propos de leurs opinions ou de leurs capacités) afin de savoir où ils se situent et d’évaluer leur propre valeur. Ainsi, la comparaison avec les autres permet de s’évaluer soi-même afin de s’améliorer. Les réseaux sociaux peuvent donc devenir un moyen de s’évaluer et de se comparer à travers le profil des autres usagers. Le contenu affiché sur les profils optimise souvent la présentation de soi en illustrant des expériences positives qui favorisent une impression de bien-être. Pour une personne qui tend à se comparer aux autres, elle peut donc avoir l’impression que les autres sont plus heureux qu’elle, ce qui entraîne inévitablement des émotions désagréables. Il semblerait que les femmes auraient tendance à utiliser davantage les sites de réseautage social pour se comparer aux autres.

Enfin, malgré ces inconvénients, les usagers qui possèdent un réseau social développé hors ligne ont plusieurs bénéfices à utiliser les réseaux sociaux en ligne. En effet, à travers l’utilisation des réseaux sociaux, ils peuvent plus facilement consolider et maintenir leurs relations existantes, ce qui aurait un impact favorable sur la perception du soutien social.

Sources.

Frison, E. & Eggermont, S. (2016). Exploring the relationships between different types of Facebook use, perceived online social support, and adolescents’ depressed mood. Social Science Computer Review, 34(2), 153-171.

Facebook Statistics. http://newsroom.fb.com/company-info/